L’alopécie androgénétique, aussi appelée calvitie, est la forme de chute de cheveux la plus fréquente dans le monde. Elle touche aussi bien les hommes que les femmes, bien que ses manifestations diffèrent selon le sexe. Souvent progressive, parfois silencieuse, elle peut commencer tôt ou apparaître plus tard dans la vie.
Comment l’alopécie androgénétique se manifeste-t-elle ?
- Chez l’homme, l’alopécie suit généralement un schéma reconnaissable : le recul progressif des golfes frontaux, le dégarnissement au niveau du sommet du crâne avec l’apparition d’une tonsure, l’extension possible des zones clairsemées.
- Chez la femme, le tableau est différent. La perte est généralement diffuse, avec un élargissement progressif de la raie centrale, un affinement global de la chevelure et une densité qui diminue sans zones chauves nettes. La perte totale des cheveux est rare chez la femme, ce qui peut retarder le diagnostic, car les changements sont plus subtils et progressifs.
Pourquoi l’alopécie androgénétique apparaît-elle ?
L’alopécie androgénétique repose sur deux piliers principaux : la génétique et la sensibilité hormonale.
Chez certaines personnes, les follicules capillaires sont particulièrement sensibles à la DHT (dihydrotestostérone), une hormone dérivée de la testostérone. Cette sensibilité entraîne progressivement une miniaturisation du follicule, un raccourcissement de la phase de croissance, une production de cheveux plus fins, plus courts et parfois l’arrêt de la production capillaire.
Même si l’alopécie est avant tout hormonale et génétique, certains facteurs peuvent accélérer son évolution : le stress (chronique), les carences nutritionnelles, le tabac et l’inflammation chronique du cuir chevelu.
Les traitements actuels
Il n’existe pas à ce jour de traitement qui “guérit” définitivement l’alopécie androgénétique. L’objectif est de ralentir son évolution et, dans certains cas, de stimuler partiellement la repousse.
1. Les traitements locaux
Le minoxidil est le traitement topique le plus utilisé. Il agit en prolongeant la phase de croissance du cheveu, améliorant la vascularisation locale et en stimulant l’activité folliculaire. L’arrêt du traitement entraîne généralement une reprise progressive de la chute.
2. Les traitements oraux
Chez l’homme, certains médicaments visent à réduire l’action de la DHT sur les follicules. Ces approches nécessitent toujours un suivi médical, car elles agissent sur l’équilibre hormonal.
3. Les thérapies complémentaires
Certaines techniques peuvent stimuler les follicules encore actifs : PRP (plasma riche en plaquettes) et le microneedling. Ces techniques ne recréent pas de nouveaux follicules, mais peuvent améliorer l’activité de ceux encore présents.
4. La greffe capillaire
Lorsque les follicules sont définitivement perdus, la greffe capillaire peut être envisagée.
L’alopécie androgénétique est progressive. Plus la prise en charge est précoce, plus les traitements ont de chances de stabiliser la situation. C’est une condition hormonale et génétique complexe qui mérite une prise en charge éclairée. Si vous observez un recul des golfes frontaux, un élargissement progressif de la raie, un affinement global ou une chute persistante inhabituelle, il est recommandé de consulter pour établir un diagnostic précis.
